Le Grand Livre des Croyances

Grand livre des Croyances

Nous l’avons dit, dit et redit depuis plus de 50 ans : notre civilisation dont nous sommes si fiers, ne s’est pas construite, et ne vit pas au travers de raisonnements certains et scientifiques, mais de croyances approximatives, de concepts, d’opinions non fondées, et de jugements délétères pour définir les relations entre les gens.

Nous disons alors que notre pensée, notre langage et nos façons d’agir sont emprunts de la pensée magique. Comme nos ancêtres les hommes des cavernes (même s’il est probable qu’ils n’ont jamais vécu dans des cavernes). Nous nous appuyons pour toutes nos pensées et hélas, toutes nos décisions sur des illusions, des fantômes, et le grand livre des croyances en fait si on arrive à l’écrire, prendra l’allure d’une vaste encyclopédie aux pages et aux caractères très serrés, comme dans cette image.

A quoi reconnait-on une croyance qui se cache derrière un discours apparemment sérieux et définitif ? Quand deux personnes connaissant bien un sujet (des savants des experts), ne sont pas d’accord. Alors nous savons que le sujet est encore au stade des croyances, et qu’il ne faut surtout pas prendre parti tant qu’il en est ainsi.

Pour la Nouvelle Culture et au risque de choquer : les opinions n’ont aucune valeur, la preuve en est que

N’importe quel imbécile peut avoir plein d’opinions sur tous les sujets !

Nous sommes tous comme ça ? Non, il existe une petite tribu de personnes qui résistent encore et encore… surtout ne les ratons pas !

Voilà l’idée, et pour aider je propose déjà un fil conducteur avec mon antidictionnaire, ou dictionnaire des mots ne voulant rien dire pour avoir trop de sens différents selon… Les gens, les époques, les humeurs, les interlocuteurs différents selon…
Une des recherches pour commencer pourrait être de choisir un certain nombre de ces mots de l’antidictionnaire et de s’interroger sur leurs sens, leur genèse, leur utilité dans notre système actuel, et ce qu’on pourra en faire dans le monde de la Nouvelle Culture.

C’est quoi une croyance ? Comment nous les avons attrapées ? Sont-elles nuisibles pour notre santé ? Sont-elles utiles ? Ne sont-elles pas des maladies qui nous empêchent d’avancer ou même quand elles sont de nature à nous réjouir, ne sont-elles pas alors des utopies pour nous aveugler, et nous faire croire à des lendemains qui chantent.

Dans quel environnement naissent-les croyances ? Quelles sont et ont été les grandes croyances au travers des siècles dans notre civilisation et dans les autres ?
Les croyances servent-elles à quelque chose ou ne sont-elles pas comme le dit le zen et le Tao, des utopies créées par la peur qu’ont toujours face à ce qu’ils ne comprennent pas ?
Ne sont -elles pas comme les divinités : des inventions humaines, filles de l’ignorance et de notre incapacité à rester sans réponse et sans solution devant les drames de nos vies… ?

Et comme on  ne peut rien comprendre d’une partie de notre monde sans étudier l’ensemble à commencer par l’environnement immédiat, il faudra aussi étudier les relations des mots et concepts entre eux, et nous demander quelles sont les relations entre les croyances, les opinions, les concepts, les utopies, les jugements…  et nos objectifs.

On le sait : certaines croyances que nous portons sur nous-même sont invalidantes, car nous ne savons pas à quel point nous sommes compétents, mais il existe aussi la croyance opposée qui est tout aussi invalidante, quand nous n’avons pas vu à quel point nous sommes nuls sur tel ou tel sujet. Ce qui pose le problème de nos rapports personnels avec nos croyances.

Peut-être faudra-t-il élargir la recherche…

  • soit dans la direction historique en étudiant les croyances des différents peuples au cours du Temps,
  • soit en allant chercher les principales croyances selon les milieux de notre société, et autres critères pertinents… et en restant ici et maintenant.

Peut-être et probablement, qu’il nous faudra aussi interroger un assez grand nombre de nos contemporains sur certaines croyances, afin de dresser un portait plus complet de nos croyances et de tenter d’en tirer une première typologie ? L’analyse des rapports entre le langage des différentes croyances, pourra nous faire apparaître la structure systémique des croyances entre elles.
Il faudra toutefois tester plusieurs modèles pour créer un processus de recueil pertinent.

L’organisation de cette recherche pourrait être simple : après avoir défini le cadre de la recherche et les objectifs, réunir  un collectif de personnes, et, dans l’axe de la Nouvelle Culture, faire appel aux bonnes volontés sachant écrire, et se partager le travail de recueil des données et de l’écriture. Chaque participant pourra écrire son entrée dans le grand livre, et la publication sera collective aussi.

Comme on l’a suggéré dans la charte du réseau PHOENIX, chacun sera co-auteur.

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